Magic in the Moonlight ou la Magie entre ciel et terre

Le ciel, reflet de nos coeurs et de nos ailes féminines...

Mercredi 20 avril, Full Moon Nordic.  Nous étions 7 belles d'Âmes, étoiles parmi les étoiles de la voute céleste. Je vous remercie du fond du coeur pour ce merveilleux moment de partage et j'espère que vous ressentez aujourd'hui comme je le ressens les bienfaits de cette belle énergie féminine que nous avons fait circuler avec tant de bienveillance.



Josie Gay, Bouilleuse de Mots, nous a régalées de ces mots écrits entre Lune et Soleil que je vous transmets ci-dessous. Marche et mots, sous la Pleine Lune une nouvelle formule de Marche Nordique si Poétique ou comment embellir la Vie avec la Voix des Femmes et leurs Mes-Sages...

Lorsque l'Ame-Agit et libère les Mots ! Merci belles Marcheuses, merci Josie Gay pour ta plume spirituelle et inspirée.




Magie in the Moonlight

Eclipse par Josie Gay

Rien ne devait prévoir la rencontre entre ces deux-là.
Ni la raison du temps, ni les sciences occultes, ni même le Divin.

Lui, l’astre du jour, se levait de bonne heure
en jetant ses rayons à la face du monde.
Je le guettais dès l’aube, les pieds mouillés dans l’herbe, pour qu’il dépose enfin un baiser de chaleur sur mes joues trop humides.
Depuis longtemps déjà, les femmes suppliaient son ardeur torride.
Et les enfants aussi le cherchaient aussi parce que son arrivée signifiait l’aventure,
la balade espérée, l’éclaboussure de l’eau et le corps libéré des vêtements imposés.

Elle, la belle de nuit, ne venait qu’entre chienne et louve.
Se faisait désirer pour être courtisée.
Et ne s’offrait qu’à ceux qui savaient la surprendre : les lunatiques ou les poètes,
accrochés au mirage d’une éternelle muse.
Elle se donnait rarement toute entière. Juste une part d’elle-même,en phases ponctuées de virgules et de cœurs en cédilles,croissant ou décroissant la plénitude de ses rondeurs.

Non, ces deux-là ne pouvaient se rencontrer.
C’est pourtant à midi que cela s’est passé. Un plein midi d’un août vacancier.

Lui ce jour là vibrait plus fort que d’habitude.  Une chaleur d’enfer laissait prévoir l’orage.
Le ciel d’ailleurs, avait pris en otage l’enfilée des nuages .
Elle, la noctambule, s’était mise en humeur de ne pas vouloir s’éteindre,
 comme on lui avait dit !

Alors ce fut le choc. Le chic de la rencontre.
Lui, surpris de sa présence, se fit péter les plombs dans un noir absolu.
Elle, éblouie, méprise... puis éprise... se laissa fondre en lui.

En bas, les pieds sur terre, la tête en l’air, les humains n’en croyaient leurs yeux,
flanqués pourtant de lunettes lunaires pour jouer les voyeurs.
Ce que l’on vit d’ailleurs ne fut quasiment rien : un cercle noir bordé d'un halo lumineux, juste un peu de mystère pour laisser supposer qu’il se passait des choses,
hors de portée humaine.
Les maîtres de la science commentèrent le chaos en quelques éclats de mots
L’un s’enlune et l’autre s’ensoleille et ils ont peine à se défaire d’une rayonnante étreinte et d’un embrasement qui défie toute atteinte à la raison de croire que c’est un pur hasard.

De supplice en délices, de leurs corps fusionnant, l’accouplement dura longtemps.
Oh! beaucoup plus qu’il n’en faut pour un enfantement.
Ils n’accouchèrent d’ailleurs d’aucun être vivant, comme on l’aurait aimé:
des milliers de solunes  pour des jours et des nuits à vivre sans la pluie,
sans le béton d’un ciel de désespoir.

Non, il n’en fut rien. Juste une promesse.
Celle de se revoir un jour, un soir,
dans quelques milliers d’années lumière
Le temps de s’espérer l’un l’autre,
de s’éclipser encore dans ce ciel foudroyant
pour ce rendez vous des astres  qui donne à la folie toute sa raison d’être
d’être à la fois soleil et d’avoir ...ses lunes.


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