Oh temps suspend ton vol….



Full Moon Raquette 

J’ai attendu un peu avant de vous faire partager ce secret…Dans la froideur de l’hiver, ma plume s'est faite plus rare. Je me ressource, réfléchit, m’entraîne aussi en prévision du printemps qui sera bientôt là.

J’ai attendu, car il a fallu que je savoure, que je digère, que je me remette de ces instants uniques. J’ai voulu les garder pour moi, en moi, avant de vous en faire partager quelques impressions, sensations, émotions…

Un soir de pleine lune, une nouvelle aventure a guidé mes pas, nos pas vers le sommet du Salève, pour une balade en raquette magique. C’était une grande première, un petit rêve enfoui au fond de moi. Marcher sous la voute céleste, dans le noir et le silence, se retrouver seule ou presque dans l’immensité de l’infini.

En noir et blanc, à la lueur de la frontale et de la Lune

Or de la réalité, or du temps, nous avons marché sans but, 
si ce n’est celui d’écouter les battements de notre coeur, 
d'entendre le bruit du silence dans la nuit, 
de nous retrouver en paix avec notre âme, 
de laisser le souffle des arbres nous bercer, 
de nous laisser éblouir par un rayon de lune, 
luisant sur la blancheur immaculée de la neige.
A nos pieds, les lumières de la ville endormie,
Nous, seuls au monde, planant dans le vent,  
Le temps avait suspendu son vol… 

Les lumières du Genevois depuis la Tour Bastian 
Comme souvent cette marche m’a soufflé, évoqué, inspiré un poème… celui d’Alphonse Lamartine.

Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices ! 
Suspendez votre cours : 
Laissez-nous savourer les rapides délices 
Des plus beaux de nos jours !
Assez de malheureux ici-bas vous implorent, 
Coulez, coulez pour eux ; 
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent, 
Oubliez les heureux.
Mais je demande en vain quelques moments encore, 
Le temps m’échappe et fuit ; 
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore 
Va dissiper la nuit.
Aimons donc, aimons donc ! De l’heure fugitive, 
Hâtons-nous, jouissons ! 
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ; 
Il coule, et nous passons



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