De l'ombre à la lumière.... un week-end entre Escalade à Genève et évasion au sommet du Salève


Ce week-end se tenait la 36ème Course de l'Escalade à Genève. Pour moi, la 5ème participation à l'épreuve de Nordic Walking de la mythique course, qui attire chaque année un peu plus de monde. Cette année, nous étions 4000 bipèdes à prendre le départ, avec ou sans bâtons. Deux fois plus qu'il y a deux ans. Un succès Formidable, renforcé par un horaire déplacé au vendredi soir en ouverture des festivités depuis 2012, au lieu du samedi matin, aux aurores, comme ce fut le cas lors des premières éditions.

Pour moi c'était une première, dans sa forme. Pour la première fois, mes collègues de l'ASJ74 avaient été remplacées par des supporters plus chers à mon coeur, à savoir les hommes de ma vie.
Je n'était plus seule parmi la foule. Pour la première fois au lieu d'encourager et de motiver les autres, c'est moi que l'on était venue encourager et motiver... Get Lucky...



J'abordais donc cette course avec une grosse motivation, l'envie de me dépasser et de faire bien mieux que les autres années. Préparation physique et mentale, alimentation en conséquence, playlist dans les oreilles (ça aussi c'était une première), dossard bien installé, en bonne place sur la ligne de départ, je ne laissais rien au hasard. Inch'Allah !

20h25, nous partons 25 minutes après les marcheurs. Pourquoi, les nordic partent après ? Nul ne sait, mais les organisateurs auraient prévu de faire autrement l'année prochaine, dixit le speaker ! Bref, lancés à vive allure, les nordics ne sont pas là pour faire une petite balade nocturne en famille mais une performance sportive. Certains sont affutés, très motivés, d'anciens coureurs à pied reconvertis, et même si il n'y a pas de podium, faire un chrono et finir en tête est leur objectif. Petite pensée et salut à mes amis amateurs de chrono, Nathalie Berron et Isabelle Ansel,  Gérard Marty et Pascal Delobel...


Le Vent nous Portera et à peine 30 minutes plus tard, au 4ème kilomètre environ, nous rattrapons les derniers marcheurs. Certains promènent leur chien, leur bébé, d'autres fument une cigarette... Les nordics essaient de se frayer un chemin, le sentier se rétrécit à l'extrême le long de l'Arve. Dans la nuit, peu de marcheurs ont des lampes frontales, la progression est ralentie voir dangereuse. J'essaie de me frayer un chemin...

Plus loin, les lumières de la villes et la musique des guggen nous accueillent, nous retrouvons les grosses artères où nous devons slalomer entre les voitures et les bus qui ont la priorité. Des agents de circulation tentent de les arrêter mais pour certains, pas question de laisser passer les marcheurs ! Dans la rue, une ambiance du tonnerre, dans mes oreilles, la musique rugit. Je fonce Droit dans le soleil, je m'enflamme, mes jambes semblent voler, il ne reste plus que quelques dizaines de mètres avant de passer la ligne d'arrivée.


Malgré les embuches, malgré les obstacles, dans la vie, comme sur une course, l'envie de se dépasser, de relever le challenge, de croire en ses rêves m'emportent et me transportent. Je suis A ma Place.
Je me demande encore parfois si j'ai fait le bon choix, marcher avec les autres ou marcher cette fois seule, ou presque, avec l'envie cette fois de savourer une petite victoire bien à moi, rien qu'à moi...
Plus que quelques mètres...je relève la tête, ils sont là, ils m'attendent, m'aident à pousser sur les bâtons, encore un peu plus vite, encore un peu plus loin.. La Tête Haute, le sourire aux lèvres, je passe la ligne d'arrivée en 1h11 (8,8km / classée 90 sur 800) et je leur dédie cette course. A mes fils, à mon mari, à tous ceux qui croient en moi et qui m'encouragent à courir mes rêves...



De l'ombre à la lumière, le sport est encore et toujours une belle leçon de vie... En musique et en marchant, on apprend chaque jour un peu plus sur soit même, sur le sens à donner à notre existence...
Pour terminer ce week-end de la plus belle manière, nous avons été tutoyer les sommets du Salève avec vue imprenable sur le mont-Blanc pour une petite récup de 8km en famille. Et là, hasard de la vie et des rencontres, Comme une Evidence, notre chemin à croisé celui d'amis ! Elle est pas Bella la Vie







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