Eloge des chemins et de la lenteur



Avec ou sans bâtons, parfois avec des raquettes, marcher encore et toujours pour avancer, partager, rencontrer, mais aussi se faire du bien au corps et à l'esprit, faire corps avec sa nature, faire corps avec la nature.

Je dédie ce post à une amie chère, qui se reconnaitra en lisant ces lignes, qui m'a offert pour Noël un livre, dont le titre est le même que celui de ce message. Elle m'accompagne dans mes projets, m'aide à surmonter mes difficultés, me donne l'envie et l'espoir de gagner des batailles, aussi minimes soient-elles. Et vice-versa ;-)

En ces temps hivernaux, je délaisse un peu la marche nordique au profit du ski de piste, de fond et parfois de balades en raquette.

Celle d'hier, m'a emmenée sur les traces héroïques des Maquisards qui ont combattu aux Glières pendant la seconde guerre mondiale, avec pour devise "Vivre Libre ou Mourir". Beaucoup sont morts au combat, et grâce eux, nous vivons librse aujourd'hui, ne l'oublions pas lorsque nos pas nous mènent sur les leurs, au pied du mémorial des Glières.

Le plateau des Glières, un lieu de mémoire, une ambiance très particulière, imprégnée de la mémoire des Résistants. 

Grâce à M. Pires, professeur d'EPS au collège Rimbaud, à ses élèves et collègues, qui m'ont permis de partager cette journée, au travers de leur projet Esprit Nature et Montagne, je les remercie ici, nous avons vécu une aventure sportive, humaine et historique unique.

8,5km de distance pour 820 m de D+, autant vous dire qu'il m'a fallu, qu'il nous a fallu à tous, une bonne dose de motivation et l'envie de se surpasser, pour arriver au bout, pas après pas, relever ce défi sportif avec à la clé la satisfaction d'une victoire sur soi-même.

Cette expérience m'a conduit à me replonger ce jour dans mon livre "Marcher, Eloge des chemins et de la lenteur" de David Le Breton dont j'ai choisi de vous livrer ici un petit extrait, tant je trouve qu'il illustre à merveille les émotions ressenties lors de cette journée.

Illuminations (p80-82)
Le cheminement amène à ces moments où la présence au monde atteint une culmination sensuelle....Marcher ne suffit pas pour s'immerger dans un lieu, il faut être dans l'émotion du moment, la lucidité de sa présence au monde, et non dans la routine de mettre un pied devant l'autre. La sérénité d'un lieu, sa beauté, est d'abord un fait de regard, un privilège donné à certains plus qu'à d'autres car ils sont animés d'une volonté de chance. .... La marche est une ouverture à la jouissance du monde car elle autorise la halte, l'apaisement intérieur, elle ne cesse d'être un corps à corps avec l'environnement, et donc de se donner sans mesure et sans obstacle à l'exploration des lieux. La beauté du paysage force à lever les yeux et à reprendre son souffle en se demandant par quelle chance on se tient là aujourd'hui...."

En image cela donne cela :

3 commentaires

  1. Merci encore pour ces superbes photos, ces commentaires et ton soutien indéfectible au projet ENDM de mes 4èmes.
    Vivement la prochaine aventure qui je l'espère sera aussi pleine d'émotions au sens large (culturel, sportive...).
    Daniel
    ;-)

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  2. quelle belle aventure !!! très belles photos :)
    Béa

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  3. Bravo à tous... Merci de cette belle histoire.

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