33ème Course de l'Escalade

Une Escalade exceptionnelle : La 33ème course de l’Escalade de Genève restera marquée pour longtemps dans la mémoire des sportifs et des bénévoles qui y ont participé.

Les conditions météorologiques exceptionnelles de la semaine qui ont précédé la course resteront elles aussi gravées dans les mémoires et dans les statistiques de Météo Suisse et France, et elles ont d'ailleurs failli remettre en question la tenue de la mythique course.

Près de 50 centimètres de neige tombés en 24 heures entre le mardi et le mercredi 1er décembre ont désorganisé les transports publics, scolaires et la circulation dans tout le Genevois. La température sibérienne qui a suivi cet épisode neigeux a causé un chaos hivernal sans précédent. Pénurie de sel, de pelles à neige, de pneux d’hiver, de chasse-neige ont surpris la population et plus encore les autorités. Forcément au 21ème siècle, un demi mètre de neige en automne est beaucoup plus difficile à gérer qu’un crash économique sur la place financière ! En tous les cas, la Haute-Savoie aura prouvée qu’elle n’a pas besoin de canon à neige pour les Jeux Olympiques et qu’elle n’a nul besoin de construire de nouvelles de pistes de ski : ses routes sont parfaites pour le ski de fond ou la luge !

Piste de ski de fond : la route entre Viry et Veigy !

Mais revenons à la Course de l’Escalade ! Les organisateurs ont déployé une énergie folle pour venir à bout de la banquise qui avait recouvert le Parc des Bastions et la Vieille Ville de Genève. Jusqu’au vendredi soir, la météo laissait présager une annulation aux plus pessimistes. Les plus optimistes n’ont pas baissé les bras et ont relevé leurs manches : un énorme bravo et un grand merci !

Les sportifs, jeunes et moins jeunes, coureurs, marcheurs et marcheuses nordiques ont bravé des températures négatives avoisinant les – 10 degrés à 8 heures du matin : respect à eux pour leur engagement et leur effort !

Pour ma part, après quelques hésitations la veille, je ne pouvais me résoudre à abandonner la partie, les ailes gauloises fièrement relevées étaient là pour nous porter ! Les marcheuses nordiques de l’ASJ 74, fidèles au poste, prenaient le départ à 8h20 à la douane de Veyrier, prêtes à relever le défi ! Un grand merci à Catherine, notre coach, qui malgré la fièvre et quelques heures de sommeil difficile, tenait la barre et motivait ses troupes.

Cinq cent Nordic Walkers s’élançaient dans la bonne humeur et jouaient des bâtons sur une piste verglacée mais ne tardaient pas à rejoindre la queue du peloton des walkers partis 10 minutes plus tôt. Je dois dire que les bâtons m’ont semblé représenter un net avantage pour garder l’équilibre et sécuriser sa progression.


Le froid nous poussait à accélérer le rythme pour se réchauffer, portés par une ambiance géniale, rythmés par quelques musiciens et spectateurs motivés postés tout au long du parcours. Un panorama fantastique entre Salève et Jura, illuminé d'un lever de soleil somptueux sur fond de ciel bleu signaient un moment magique et donnaient des ailes aux concurrents !


J’en oubliais la course et le chrono, et prenais le temps de photographier tant de beauté et immortaliser cet instant unique… J’en oubliais le froid et l’effort, pour au final boucler les 8 kilomètres en 1h09’21’’ avec seulement 40 secondes de plus que l’année passée ! Ce qui est incroyable c’est qu’à aucun moment je n’ai eu mal aux jambes ou ressenti un léger essouflement ! Et le lendemain, aucune courbature ! Comme quoi des conditions exceptionnelles permettent de se surpasser et repousser un peu plus ses limites. Comme lorsqu’on gravit un montagne, plus elle est élevée, plus l’effort fourni est intense, plus intense est la satisfation et le bonheur ressentis à l’arrivée.

Bravo à tous pour cette Escalade exceptionnelle et rendez-vous l’année prochaine.

Malgré la fièvre et le froid, Catherine avec le sourire à l'arrivée

Les palmiers sont là, mais pas la mer !

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Tous les résulats : www.escalade.ch

2 commentaires

  1. Quel magnifique article, à la hauteur de ces dames en bleues qui sont encore plus belles sur ce manteau de neige ! Bravo à vous toutes ! Vous prouvez que ni le froid, ni la neige, ne seront des obstacles à la marche nordique.

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  2. Et oui, encore un grand moment... Bien relaté par Pascale...

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